THYLACINE + SAYCET

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Thylacine, le prodige de la musique électronique française, a l’esprit aventurier. Après avoir enregistré ses précédents albums à bord du Transsibérien, en arpentant les routes argentines et les Îles Féroé, il escalade aujourd’hui les sommets de la musique classique. Il revient à La Carène nous présenter son nouvel album Timeless, dans lequel il transforme des chefs d’oeuvre classiques en magnifiques pièces électro. Une rencontre magique, loin des sentiers battus.
En première partie on retrouvera Saycet (Pierre Lefeuvre), compositeur et producteur devenu en 15 ans incontournable et unique dans le paysage de la musique électronique. Son quatrième album qui sortira cet automne s’annonce comme son travail le plus abouti, entre pièces mélodiques au piano et puissants morceaux club.

THYLACINE

Après avoir publié trois premiers singles - le chill Satie I basé sur la 1ère Gymnopédie d’Erik Satie, le puissant Allegri basé sur le Miserere de Gregorio Allegri et le plus ambient Sheremetiev basé sur le chœur orthodoxe ‘Nine sili nebesniye, Thylacine démontre une nouvelle fois tout son génie et son agilité musicale avec TIMELESS. Ce nouveau disque le voit escalader certains des plus grands sommets de la musique, issus des répertoires de Mozart, Beethoven, Schubert ou Satie, traçant de nouvelles voies en s’appropriant et revisitant des partitions comme on explore de nouveaux territoires : loin des sentiers battus.

Un esprit d’aventurier qui stimule le jeune musicien et l’incite à envisager chacun de ses projets comme une expérience à part entière, déclinant différentes approches et idées du voyage. Après avoir enregistré ses premiers disques respectivement à bord du Transsibérien, sur les routes argentines et aux Îles Féroé (les incontournables Transsiberian, Roads-Vol.1 et Roads-Vol.2), le musicien s’est cette fois-ci tourné vers le temps plutôt que l’espace.

L’idée lui est venue il y a un an lorsqu’il entreprend d’offrir une relecture personnelle à la Gnossienne No. 1 d’Erik Satie. « Sur Timeless, le voyage est moins littéral que sur mes deux premiers disques, mais ça reste un voyage temporel, une plongée dans l’histoire de la musique qui fait sens avec le travail développé récemment », explique le musicien en référence à l’un de ses derniers singles, Versailles, composé à partir des sons émis par différents objets d’époque présents au sein du célèbre château. Cette fois, ni éléments extérieurs, ni références revendiquées. Ici, le retour dans le temps permet à Thylacine de créer de nouveaux paysages sonores à partir de ces pièces maîtresses de la musique, comme l’on développerait l’architecture de monuments afin d’en tirer des perspectives inédites. Curieusement familières et exotiques, celles de Timeless conjuguent les notes du passé avec les sons du futurs pour faire naître un présent immémorial.

Sur ce disque, Thylacine s’est donc laissé guider par l’envie de se confronter à des harmonies et des tempos éloignés de ses habitudes, avec en tête, un double objectif : d’abord se reconnecter avec son propre bagage, celui d’un musicien formé au conservatoire. Ensuite, mettre en exergue la partie la plus iconique de ces compositions connues de tous. Un challenge réussit qui apporte une nouvelle preuve de sa singulière créativité. Si parfois, Thylacine se contente de sampler un thème ; d’autres fois, c’est à de véritables relectures qu’il se livre, avec toujours cette volonté de ne pas en faire trop. Les conditions d’enregistrement s’y prêtent : « J’étais dans un chalet de haute montagne en Suisse quand le confinement a été annoncé. Je n’avais pas prévu d’y rester un mois, donc je n’avais que mon ordi, un clavier et une carte son. Ce minimalisme a été salvateur : il m’a permis d’éviter de surcharger des mélodies déjà extrêmement riches. »

Plutôt que de se retrancher derrière une certaine prudence, comme tout être humain affrontant un nouveau défi, Thylacine a donc abordé Timeless avec la certitude de pouvoir procurer ici le même dépaysement et la même envie d’altitude que sur ses précédents projets. « On retrouve chez Satie ou Allegri des principes d’écritures très présents dans la musique actuelle, que ce soit dans ces sonorités répétitives ou ces progressions mélodiques », dit-il, comme pour rappeler que, oui, ces symphonies et l’électronica puissante de Thylacine étaient faites pour se rencontrer.

SAYCET

De prime abord, le parcours de Saycet peut sembler atypique. Il est pourtant extrêmement fluide, comme guidé par une force extérieure vers l’accomplissement logique de sa destinée de musicien, compositeur et de producteur. Une évolution à rebours d’une époque saturée qui essore souvent les artistes et qui a fait de Pierre Lefeuvre, la tête pensante du projet depuis maintenant 15 ans, une pièce maîtresse du paysage de la musique électronique française.

Quand sort One Day At Home, son premier album, en 2005, il s’inscrit dans un courant dont s’est quelque peu désintéressé le public d’alors : une musique électronique volontairement mélancolique et voyageuse, accessible grâce à ses mélodies pop et dont le travail sur le beatmaking fourmille d’idées et d’expérimentations. Outsider par nature, mais déjà repéré par quelques médias et prescripteurs, Saycet rencontre une fan base internationale qui lui sera fidèle au cours des années.

Le temps passant, son travail créatif s’affine et ses influences se fondent dans une approche hautement personnelle qui réussit le pari de relier une certaine tradition de la musique cérébrale et une ouverture au grand public. Through The Window en 2010 puis Mirage en 2015 font évoluer le projet vers un son plus intemporel qui brille par son travail d’arrangement et une versatilité assumée. Des tournées régulières en Asie, des collaborations (avec Juliette Armanet ou Yan Wagner), nourrissent Saycet. S’il avance encore hors du radar du grand public, il trouve sa place, bien à part, sur la carte de la musique mondiale. Son approche du live affirme sa place de précurseur, toujours en quête de nouveaux terrains esthétiques, avec un dispositif scénique qui utilise la projection vidéo comme source de lumières et non comme simple illustration visuelle pour une véritable expérience immersive.

Ces dernières années, Pierre Lefeuvre a ouvert la porte au travail de composition de musique à l’image. Une suite logique mais pas calculée pour cet orfèvre de la production dont le travail de composition est nourri d’une culture visuelle et cinématographique. En 2019, il signe sa première bande originale pour le long métrage Un Vrai Bonhomme et s’installe progressivement dans le paysage des compositeurs venus de la pop music qui collaborent avec le cinéma. A l’automne 2020, on le retrouvait simultanément derrière toute la musique de La Révolution, série française produite par Netflix et sur une bande originale partagée avec Laurent Garnier pour le documentaire Bastard Lion diffusé sur Canal +.

Invité pour un projet de création exclusive au Château de Versailles à la fin de l’année, on le retrouvera également derrière deux nouvelles musiques de films cette année, dont le premier long métrage de Noémie Merlant, Mi Lubita. Le quatrième album de Saycet, enregistré dans son nouveau studio aménagé dans le XIème arrondissement s’annonce comme son travail le plus abouti. Un nouveau long format partagé entre pièces mélodiques au piano et puissants morceaux club, comme une façon enfin d’assumer deux énergies complémentaires qui forment le sel de la musique de cet artiste unique.

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Thylacine