Concert

NOBORDER #9 : TSHEGUE + MOHAMED LAMOURI & GROUPE MOSTLA

+ GOSSEYN + MARTIN MEISSONNIER DJ SET

Musiques actuelles du monde - ALG/FR/RC

Pour cette 9e édition du festival NoBorder, La Carène ouvre sa grande scène pour une soirée festive, curieuse et ultra-dansante ! En début et en fin de soirée, le hall sera groovy au son des pépites glanées ici et là du dj-diggeur-journaliste Martin Meissonnier. A découvrir ensuite, les sons inclassables du groupe breton Gosseyn, suivi du raï-love-funk du chanteur de métro de Paris à la belle histoire, Mohamed Lamouri, qui crée à chaque concert une vague d’émotion et d’amour dans le public, par son talent et sa sincérité. Tshegue, duo franco-congolais explosif et radicalement contemporain, sera la déflagration finale de la soirée, et mettra la Carène en transe totale... Prêts à suer ?

Gosseyn

Petit nouveau dans la galaxie des projets bretons inclassables, Gosseyn est un objet de curiosité, la bande-son d’une étrange science-fiction.
Quelque part entre le groupe multi facettes américain Secret Chief 3, John Zorn et les eaux profondes des rythmes orientaux, les quatre solistes butinent de manière maligne world, blues et jazz en déployant des trésors d’imagination. Couleurs explosives ou expérimentales, improvisations à base de tourbillons soniques, envolées instrumentales inspirées : cet univers de liberté concoure à la transe.

Mohamed Lamouri & le groupe Mostla

Le chanteur algérien Mohamed Lamouri a longtemps donné la chair de poule aux usagers de la ligne 2 du métro parisien. De sa voix éraillée, comme écorchée vive, le mal-voyant déroule un clavier à l’épaule son raï mélancolique et ses propres compositions, ses reprises de l’iconique Cheb Hasni et des tubes pop. Sa route a croisée celle de Benjamin Caschera du label La Souterraine, amitié qui s’est prolongée lors de concerts et de l’enregistrement d’Underground Raï Love, son premier album. Cerise sur le gâteau, le groupe Mostla a rejoint l’aventure. Et ses orchestrations électroniques groovy qui flirtent avec le dub et le reggae, le funk et le blues saharien mettent à nu un répertoire qui charrie des torrents d’émotion.

Tshegue

Après Survivor, l’EP qui les a propulsés, le duo Tshegue reviennent avec Telema, opus tout aussi percutant. D’évidence, l’alchimie qui règne entre le natif de la banlieue parisienne et la jeune Congolaise grandie à Kinshasa – où les gosses de rue un peu rebelles se nomment les Tshegue - a tout d’un phénomène de haute tension, de ceux qui provoquent les déflagrations.
D’emblée, la voix rauque et soul de Faty donne le la, un phrasé intense boosté par des rythmiques épileptiques, tendance tribale. Entre rythmes afros, rock et transe, ces deux électrons libres qui ont fait des percussions leur ADN délivrent un uppercut à la fois brut et sophistiqué, spirituel et sauvage.

Martin Meissonnier

Martin Meissonnier a produit Fela Kuti, King Sunny Ade, Papa Wemba, Ray Lema, Manu Dibango, Don Cherry, Khaled, Robert Plant et bien d’autres. Depuis ses platines, cet érudit passionné nous invite à danser sur les trésors cachés du patrimoine de la musique noire : du fleuve Congo à Congo Square, des clubs de Harlem à ceux de Lagos, des rivages caraïbes aux rues de Brixton, de l’Île de Gorée aux cafés de Barbès. En bonus, il nous offre la primeur de ses remixes personnels de ces pépites du monde.

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